Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 09:40

* pour que ne rien ne soit oublié dans les semaines qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu'elles furent écrites depuis mai 2007 *

En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du "Tout possible".

Une fin janvier 2009 placée sous le signe des voeux à tout vat et d'un mouvement social qui va en s'amplifiant.

"Voeux au personnel enseignant" indiquait l'écriteau placé sur le pupitre lors du déplacement à St Lo. A regarder les reportages aux JT du soir on avait plutôt l'impression que le personnel enseignant, manifestant, a été soigneusement tenu à l'écart du Président, au delà des barrières. Cela vaudra au Préfet et au Commissaire de police locaux d'être déplacés dans les jours qui suivront. Fait du prince, indigne, mais finalement sans aucune autre conséquence qu'une égratignure de plus à la démocratie.

Quant aux représentants du "personnel enseignant", bien mis, BCBG propres sur eux,  béats d'admiration à l'écoute des voeux présidentiels, qui étaient ils ? Qui a dit "des militants UMP rameutés pour l'occasion" ?

22 janvier 2009,  discours devant un parterre de chercheurs à l'occasion du "lancement de la réflexion pour une Stratégie Nationale de Recherche et d'Innovation".

 

On y stigmatise le personnel universitaire, on insulte, on humilie :

 

« Plus de chercheurs statutaires, moins de publications et pardon, je ne veux pas être désagréable, à budget comparable, un chercheur français publie de 30 à 50% en moins qu’un chercheur britannique dans certains secteurs. Évidemment, si l'on ne veut pas voir cela, je vous remercie d'être venu, il y a de la lumière, c'est chauffé… »

 

Il tentera quelques jours plus tard de prendre à témoin le généticien Axel Khan et de le faire passer pour un supporter de sa réforme. Axel Khan démentira.

 

S’en suivent grèves et manifestations dans toutes les universités du pays.


Intégralité du doscours et commentaire du Syndicat NAtional des Chercheurs Scientifiques en cliquant ici

http://www.sncs.fr/IMG/pdf/commentaire_discours_sarko.pdf

Par Vincent Guibert - Publié dans : Chroniques de la rupture
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 06:43
Yssingeaux (Haute-Loire), 20 jan 2012 (AFP) Le socialiste Arnaud Montebourg, envoyé vendredi par François Hollande auprès des ouvrières de Lejaby en Haute-Loire, dont l'usine ferme, a critiqué un gouvernement qui, a-t-il dit, n'a "rien fait" pour empêcher la "désindustrialisation" du pays. "Nous avons perdu en cinq ans 750.000 emplois industriels, nous avons vu fermer en trois ans 900 usines. Les dégâts sont considérables, le gouvernement n'a rien voulu faire", a-t-il dénoncé devant la presse, après la visite de l'atelier d'Yssingeaux, qui était le dernier du fabricant de lingerie en France. "Le président de la République est allé dans les usines il y a cinq ans, il a pris les voix des ouvriers et a fait la politique des banques", a-t-il poursuivi, déplorant que le pays se soit "désindustrialisé". Le PS propose de "mieux se protéger contre la concurrence mondiale déloyale, mieux se protéger contre les +patrons voyous+, contre les prédateurs qui reprennent des entreprises pour obtenir des marques et disparaissent pour aller produire ailleurs". M. Montebourg, élu de Saône-et-Loire, visait le repreneur de Lejaby, Alain Prost, désigné mercredi par le tribunal de commerce de Lyon, qui garde 194 des 450 salariés en France, au siège à Rillieux (Rhône), et va produire à l'étranger. "On a trouvé beaucoup d'argent pour financer le système financier en déroute. On ne trouve jamais d'argent pour financer la réindustrialisation de notre pays", a regretté le candidat aux primaires du PS, chantre de la démondialisation, entouré des quelque 90 salariés de l'atelier qui l'ont vivement acclamé.
Par Vincent Guibert - Publié dans : Observations
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 21:20

Philippe COURROYE ne doit pas rester procureur de Nanterre

 

La mise en examen de Philippe Courroye, Procureur de la République de Nanterre, par la Juge Sylvia Zimmermann, est révélatrice de la tentative de main mise de Nicolas Sarkozy sur la justice.

Notoirement proche de Nicolas Sarkozy, nommé Procureur de Nanterre contre l’avis du Conseil Supérieur de la Magistrature, Philippe Courroye s’est très rapidement illustré par son goût immodéré pour les procédures expéditives et pour les conflits.

Ignorant ostensiblement les Juges d’instruction, alors qu’il a exercé lui-même cette fonction pendant des années il a manifesté une grande propension à contourner la procédure de l’instruction par le moyen d’enquêtes préliminaires confiées au parquet et instruites uniquement à charge. Il préfigurait ainsi de ce qu’aurait été la procédure pénale si le projet de suppression des Juges d’instruction, voulu par Nicolas Sarkozy, n’avait pas été retiré sous la pression de la gauche et des magistrats.

Il ne s’est pas privé non plus de tenter d’étouffer les affaires sensibles, surtout lorsqu’elles touchaient le pouvoir en place.

L’affaire Bettencourt est le point culminant de cette dérive judiciaire. Ainsi n’a-t-il pas hésité à faire mettre sur écoute des journalistes du « Monde », soit disant pour déceler des fuites venant d’un cabinet ministériel, mais visant en fait à dessaisir la Juge Isabelle Prévost Desprez qui allait évoquer cette affaire devant la Chambre qu’elle préside à Nanterre. Mais il n’a pas réussi à étouffer cette affaire qui, dépaysée à Bordeaux par la Cour de cassation, délivre chaque jour son lot de mises en accusation.

Après Monsieur Squarcini, Chef de la Direction centrale du renseignement intérieur, Monsieur Courroye est mis en examen dans l’affaire dite des « fadettes » pour « collecte illicite de données à caractère personnel par un moyen frauduleux déloyal et illicite » et pour « violation du secret des correspondances ».

La justice suivra son cours mais il paraît difficile que Monsieur Courroye soit maintenu à son poste dans le département sensible des Hauts de Seine qu’a longtemps dirigé Nicolas Sarkozy.

 

 

 


 

Par Pierre Gaborit - Publié dans : 2012 Présidentielles
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 11:09

* pour que ne rien ne soit oublié dans les semaines qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu'elles furent écrites depuis mai 2007 *

En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du "Tout possible".

 

Première semaine de janvier 2009, trois fois rien...

  • Report sine die de la loi liberant-les-energies-creatrices-de-la-France-en-permettant-à-chacun-de-travailler-le-dimlanche, ou à peu près. Deuxième recul du gouvernement, après celui de décembre sur la réforme des lycées
  • Vent de fronde au sénat (!) qui n'admet pas de devoir voter la loi sur l'audio-visuel public alors que la suppression de la pub est déjà effective. A suivre ...
  • Discours d'enfer du chef de l'état devant Angela Merkel et Tony Blair: "On doit moraliser le capitalisme et pas le détruire (...) il ne faut pas rompre avec le capitalisme, il faut le refonder", a insisté le chef de l'Etat, accusant ceux qui refusent cette "refondation" de "faire le lit de ceux qui veulent détruire la capitalisme". Le président de la République s'est prononcé une nouvelle fois pour un capitalisme "d'entrepreneurs" que l'Etat devrait "animer, entraîner". "Il faut rééquilibrer les rôles respectifs de l'Etat et du marché". Une fois de plus on a envie de dire «Chiche!». Mais pendant ce temps-là, aucune pression réelle sur les banques pour qu'elles desserrent le crédit, aucun retour en arrière sur la loi TEPA, aucun budget supplémentaire pour les lycées ou les hôpitaux.
  • Première diversion de l'année, avec l'annonce surprise par Sarko de la suppression des juges d'instructions alors que, rappelons-le, la réforme post-Outreau qui institue une forme collégiale d'instruction est tout juste en voie d'application
Par Vincent Guibert - Publié dans : Chroniques de la rupture
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Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 22:35

par Gérard Filoche

On a en face de nous des médias extraordinairement puissants et quasi totalitaires : Bouygues, Lagardère, Arnaud, Pinault, Dassault, Rothschild… Ils sont totalement au service de Sarkozy ainsi que le CAC 40, le Medef et la rente de ce pays. Tous les possédants sont arqueboutés derrière le candidat sortant de la droite, fut-il le pire président de la Ve république. Ils ont un sens de classe aigu pour défendre leurs banques, leurs patrimoines, leurs fortunes accumulées quand bien même elles seraient excessivement concentrées et voyantes.

Ils ont dégagé le pseudo « centre » à leur manière : exit Borloo, ridiculisé Morin, minorisé Villepin, tout pour faire une place en or à Bayrou avec lequel ils ont un accord secret de désistement pour le second tour. Bayrou est sur certains points plus à droite que Sarkozy, il n’a pas réussi en 5 ans, depuis 2007, à dépasser le stade de chefaillon groupusculaire, mais vous remarquerez, il est traité comme un dieu par la grande presse.

Marine Le Pen, « amène le pire » est également traitée comme une reine, ils font sa promotion à loisir, la gonfle, la dégonfle au gré de leurs besoins. Une future alliée de Sarkozy qui n’hésitera pas demain à la prendre dans son gouvernement dés qu’il en aura besoin pour sa majorité.

Et ils cognent, ils cognent, cognent sur un seul homme : François Hollande. Ils vont le trouver, trop mou, trop dur, trop hésitant, trop ceci, trop cela. Tout va y passer, sa prétendue « mollesse », son incompétence, son absence d’engagement à gauche, méfiez vous, car ils vont tout utiliser à commencer par la division, la rancœur parfois à gauche de ceux qui sont aveugles devant le danger énorme qui nous guette. L’arme préférée des trolls UMP sur Internet c’est la « critique de gauche » de Hollande pour mieux expliquer que ça ne sert à rien de voter, que ça ne change rien afin de nourrir l’abstention qui ferait le jeu de Sarkozy.

Il paraît même qu’il ne faut « pas être antisarkoyste primaire », que  « ça ne sert à rien de le battre » si on n’a pas un programme – idéal ! – à la place… Le JDD journal archi à droite affirme déjà que « l’écart se resserre » et que Sarkozy remonte. C’était prévu dans leurs plans : ils testent ! En dépit de l’impopularité, de la haine légitime que suscite Sarkozy.

Alors : que nul ne flanche ! Unité !  Battre cette politique pourrie de Sarkozy est vital, essentiel pour le pays, pour les salariés, pour l’avenir. La réélection de Sarkozy serait le pire qui puisse arriver : un « quitus » à sa sale politique sur les 5 ans passés et encore 5 ans de mal, réduiraient tout ce qu’il y a encore de beau dans notre pays : la sécu, l’école publique, les services publics, les 35 h, ce qui reste de retraite, il ratiboisera tout. Soyons en conscient quand il est temps. Et développons cette conscience de classe le plus hardiment possible autour de vous.

On ne joue pas. Ou plutôt on joue l’histoire ce pays. Tout pour François Hollande, tout avec François Hollande. Tout pour soutenir, protéger, encourager, défendre, pousser en avant le SEUL candidat en position de sauver la gauche, de gagner les 22 avril et 6 mai. Sans hésitation, sans état d’âme. Seule sa victoire CONTRE Sarkozy ouvrira une voie aux luttes sociales, une dynamique qui ira plus loin que tous les programmes les plus beaux – qui sinon, resteront dans les placards.

Par Gérard Filoche - Publié dans : 2012 Présidentielles
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Dimanche 1 janvier 2012 7 01 /01 /Jan /2012 12:35
30 décembre 2011 | Par Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg La question vaut son pesant d'or: lorsque Nicolas Sarkozy discourt à Toulon devant 5.000 sympathisants, le 1er décembre, est-il chef de l'État ou candidat? Aux yeux des socialistes, c'est un pur «meeting» électoral, dont le coût doit être supporté par l'intéressé, non par le contribuable. Mais pour l'Élysée, Nicolas Sarkozy n'est toujours pas entré en campagne et ne fait là que son métier: «présider». Pourquoi lui faire payer la note? Pour sa part, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a tranché la question du caractère partisan -ou non- d'un tel déplacement. D'après des chiffres inédits communiqués à Mediapart, l'autorité administrative indépendante chargée de contrôler la répartition des temps de parole entre l'opposition et la majorité dans les médias, a considéré que la plupart des propos tenus par Nicolas Sarkozy à Toulon relevaient du pur «débat politique», et qu'une minorité correspondait aux fonctions régaliennes du chef de l'État: 30 minutes d'un côté, 21 minutes de l'autre. De quoi alimenter les critiques socialistes sur les dépenses d'aménagement du Zénith, payées rubis sur l'ongle par l'Élysée. Meeting de Toulon, devant 5.000 personnes, le 1er décembre.© (dr) Depuis le 1er septembre 2009, en effet, le CSA décortique tous les propos télévisés de Nicolas Sarkozy et les classe en deux catégories: d'un côté, les phrases liées à sa fonction d'arbitre, de chef de guerre ou de garant de l'indépendance nationale, qui ne sont pas décomptées; de l'autre, les déclarations qui s'inscrivent dans le «débat politique national» et sont ajoutées au temps de parole de la majorité. Avant 2009, aucune parole présidentielle n'avait jamais été prise en compte, au motif que la Constitution place le chef de l'État au-dessus des partis. Si le CSA a mis fin à cette sorte d'“immunité verbale”, c'est sous la contrainte du conseil d'État, qui a considéré dans un arrêt d'avril 2009 que les «interventions» du chef de l'État ne pouvaient plus «être regardées comme étrangères, par principe et sans aucune distinction (...), au débat politique national». Depuis que le verbe présidentiel est ainsi placé sous surveillance, 52% des propos de Nicolas Sarkozy ont été considérés comme relevant du “débat national”, 48% du “régalien”, d'après des chiffres inédits communiqués par le CSA à Mediapart. En résumé, Nicolas Sarkozy s'exprime plus souvent en homme politique partisan qu'en chef de l'État neutre et impartial. Pour Christine Kelly, membre du Conseil en charge du pluralisme, «le distinguo se fait sans difficulté»: «Quand on s'assoit et qu'on écoute, la répartition saute aux yeux; c'est sans ambiguïté. D'ailleurs, les chaînes et les radios font en général le même décompte que nous, à 1 ou 2% près.» Cette statistique de 52%, les socialistes pourraient s'en emparer dès la rentrée, pour insister sur le caractère partisan des déplacements présidentiels et réclamer que leur coût soit, au moins en partie, assumé par Nicolas Sarkozy en personne plutôt que par l'Élysée. Le 19 décembre, déjà, lors d'un débat à l'Assemblée nationale sur le financement de la campagne présidentielle, ils ont encouragé la commission chargée du contrôle des comptes de campagne (la CNCCFP) à s'inspirer de l'attitude du CSA et à considérer, elle aussi, que les interventions de Nicolas Sarkozy n'étaient «pas réductibles» à ses missions d'arbitre, loin de là. À la tribune, le député Jean-Jacques Urvoas a prôné un «parallélisme des formes» entre les deux autorités. Très grossièrement: si 52% des propos de Nicolas Sarkozy sont jugés partisans, pourquoi ne pas facturer 52% du coût de ses déplacements à l'intéressé? L'«équité» à partir du 1er janvier À partir du 1er janvier, date à laquelle «l'équité» des temps de parole entre candidats à la présidentielle devra être respectée sur les radios et télés, le CSA va même considérer Nicolas Sarkozy comme un «candidat présumé» et le traiter comme ses concurrents «déclarés» – tous les propos de ses soutiens seront comptabilisés. «Nous n'attendons pas qu'il soit officiellement dans la course, explique Christine Kelly. Pour le CSA, ça ne change rien qu'il se déclare en décembre, janvier ou mars.» La définition de «candidat présumé»? «Celui qui recueille des soutiens publics significatifs en faveur de sa candidature.» Du côté de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, chargée de contrôler les comptes des candidats une fois le scrutin terminé et de vérifier qu'ils prennent bien à leur charge l'intégralité des frais engagés pendant leur campagne, on a une tout autre vision. «En principe, c'est la déclaration publique de candidature, ou le cas échéant l'investiture par une formation politique, qui est considérée comme marquant pour un candidat le début des opérations (financières)», explique le président de la Commission dans un courrier, en réponse au PS qui accuse Nicolas Sarkozy de mener campagne aux frais de l'Élysée. Avant cela, «en principe», aucune dépense ne peut lui être imputée. La CNCCFP, tout de même, prévoit des exceptions à son principe. Certaines dépenses de Nicolas Sarkozy antérieures à sa déclaration de candidature, liées à ses multiples déplacements en province, devront ainsi être insérées dans son compte de campagne: chaque fois qu'il «est amené à exposer les éléments d'un programme». La Commission se laisse une sacrée marge d'appréciation… En 2002, elle avait réintégré une partie des coûts relatifs à cinq réunions publiques préalables à la déclaration de candidature du président Chirac. Celui-ci avait en effet “omis” de les déclarer dans son compte – sans doute pour s'assurer qu'il ne dépasserait pas le plafond de dépenses autorisées. La Commission, cependant, n'avait comptabilisé que quelques milliers d'euros. D'après les socialistes (qui ne disposent d'aucun chiffre fiable à ce stade), le meeting de Toulon de Nicolas Sarkozy pourrait avoir coûté plusieurs centaines de milliers d'euros.
Par Vincent Guibert - Publié dans : Observations
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 12:00

Dès le 1er décembre, le grand Sarko Circus dresse à nouveau son chapiteau à Toulon, pour un discours portant sur la conjoncture économique. Dans un tweet, Le Monde rapporte que "Selon plusieurs journalistes sur place, des cars de militants UMP seraient en train d'arriver au Zénith de Toulon, que les télévisions n'auraient pas eu le droit de filmer."

 

Alignant des constats de ses propres échecs et de sa propre impuissance, le Président dissimule mal le candidat en devenir, et ce discours n'est autre que sa première grande réunion électorale. Les mesures annoncées ne trompent plus que des militants cacochymes soudés par une haine commune de l'étranger, des 35 heures et de l'impôt, et des journalistes-perroquets qui déshonorent leur profession.

 

Chaque déplacement du chef de l'état mobilise un millier de policier et est évalué à 500 000 Euros. Le PS saisit la comminssion des comptes de camoagne, et met en place une équipe pour chiffrer le coût des déplacements du chef de l'Etat. Deux motions présentées à l'Assemblée Nationale  par des députés socialistes et visant à intégrer une partie de ces coûts dans les comptes du futur candidat, sont rejetées.

 

A défaut de conserver son Triple A, la Sarkozye sait que son triple H, celui de la Haine, de la Hargne et de la Honte, n'est pas menacé. Le malheureux épisode de la prétendue germanophobie de Montebourg va nous le confirmer de façon cinglante :

  • HAINE : "La France n'a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n'a jamais exterminé un peuple. Elle n'a pas inventé la solution finale, elle n'a pas commis de crime contre l'humanité, ni de génocide." Nicolas Sarkozy en 2007, à Caen, lors d'une réunion de campagne.
  • HARGNE : "Merkel, un Bismarck en jupons", article publié par Yves Thréard le 19 mai 2010 dans le Figaro, organe officiel de l'UMP. Aucun cri d'orfraie ni au gouvernement, ni chez les perroquets, ni à l'Elysée.
  • HONTE : "Les paroles qui ont été entendues déconsidèrent ceux qui les ont prononcées, à l'endroit de nos amis. Je n'ai pas d'autre commentaire à faire que cela.". Nicolas Sarkozy le 5 décembre 2011 lors d'une conférence de Presse tenue à Berlin en compagnie d'Angela Merkel.

 

République exemplaire : Cela ne saurait éclipser les scandales du moment :

 

Le journal "Le Monde" révèle comment les officiers de police ont épluché la "fadettes" de deux de ses journalistes. " Une entrée par effraction dans la vie privée de chacun, dans une parfaite discrétion."

  •  Pentagone à la française : On apprend qu'une enquête judiciaire est en cours depuis plusieurs mois, est ouverte depuis février, au sujet d'éventuelles malversations lors de l'attribution du chantier du futur siège du ministère de la Défense dans le XV° arrondissement de Paris. C'est le groupe Bouygues qui a été choisi pour la réalisation de cet équipement. Selon le Canard Enchaîné, un haut responsable du ministère de la Défense est soupçonné d'avoir transmis à un cadre dirigeant de Bouygues un cahier des charges du marché avant ses concurrents.
  •  Le PDG d'Orange et ex-directeur de cabinet de C. Lagarde a été interrogé le vendredi 9 par la Cour de justice dans le cadre de l'affaire Tapie

 

 

Mais "l'évènement" du mois reste incontestablement le nième sommet de la dernière chance pour sauver l'Euro. Merkozy décident dans leur coin, au mépris du parlement européen, de nouvelles mesures d'austérité dans une nouvelle ultime tentative de sauver leur Triple A.

 

La dramatisation semble s'imposer comme stratégie de campagne en 2012 pour l'un, 2013 pour l'autre.Combien se laisseront impressionner ou abuser ?

 

Prétextant des restrictions économiques et surtout, comble de l'hypocrisie, la maturité des électeurs de 18 ans qui savent ce qu'ils ont à faire, le gouvernement ne mène aucune campagne d'information relative à l'inscription sur les listes électorales.


"Méthodes fascistes": Bertrand renvoyé en correctionnelle pour diffamation pour des propos tenus à 'encontre du journal en ligne Mediapart alors que, secrétaire général de l'UMP, il commentait les investigations menées sur l'affaire Worth-Bettencourt durant l'été 2010.

 

Le même Xavier Bertrand, mi-nistre mi-sinistre, prend acte du niveau record du chômage (au-delà de 10%) comme une "conséquence directe du ralentissement de l’activité économique". Dans la foulée, il innove en proposant le chômage partiel comme solution. Les 35 heures, non, mais les 32, oui. #TristeRoiDuGag

 

Ce dernier paragraphe symbolise à lui seul l'arrogance, le cynisme, l'échec et l'impuissance de Sarkozy et des siens.

Dans 128 jours, il en sera fini de ce régime de privilèges, de casse sociale et de stigmatisations.

 

Bonne année à toutes et à tous !

Par Vincent Guibert - Publié dans : Chroniques de la rupture
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Samedi 24 décembre 2011 6 24 /12 /Déc /2011 20:00

 * pour que ne rien ne soit oublié dans les mois qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu'elles furent écrites depuis mai 2007 *

En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du "Tout possible".

Fin d'année, 18 mois de sarkozysme, l'heure du bilan et des premiers reculs.

 

Lycée, travail du Dimanche, mise sous tutelle de l'audio-visuel public : le gouvernement recule, même certains député et sénateurs de droite refusent de voter ces « réformes »

 

L'association RESO Réformistes et Solidaires  a dressé le bilan de 18 mois de Sarkozysme. Souvenons-nous, cela s'appelait : "La France d'après"


Sans commentaire.

 




Cliquer sur l'image pourtélécharger le pdf.

 

http://www.re-so.net

 

 

JOYEUX NOEL !

 


Par Vincent Guibert - Publié dans : Chroniques de la rupture
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 22:09

La fin de l’année approche, nous tenons d’ores et déjà à remercier tous ceux qui, de plus en plus nombreux, nous incitent à persévérer dans nos combats citoyens. Depuis quelques mois, ils nous ont aidés à connaître un développement comme nous n’en avions jamais connu auparavant.

Nos adhérents sur tout le territoire, mutualisant leur vigilance citoyenne, se regroupent pour créer de nouveaux groupes locaux d’Anticor (Loire-Atlantique, Moselle, Rhône, Aube, Lot-et-Garonne, Nord, Puy-de-Dôme, Gironde, Haute-Saône, Alsace, plusieurs départements des régions PACA et Ile-de-France, etc…). A l’international, nous sommes membres de la plateforme « Paradis fiscaux et Judiciaires » et de « Finance Watch », vigie citoyenne du secteur bancaire européen. Nous sommes maintenant auditionnés ou consultés régulièrement : au Parlement, au Conseil d’Etat ou par les Commissions travaillant sur des projets cherchant à promouvoir l’éthique dans l’action des élus. Nos réunions, interventions publiques ou dans les médias se multiplient. Les lecteurs de nos tribunes, articles et outils citoyens augmentent de mois en mois sur nos différents réseaux de communication.

Dans les affaires judiciaires emblématiques, qui sont en contradiction avec la défense des valeurs d’une démocratie telle que nous la concevons, nous sommes présents lorsqu’il n’y a pas de voix au nom des citoyens – donc pas d’équilibre – ou lorsqu’aucune enquête ne se déclenche, malgré d’évidents soupçons d’irrégularités. En tant que partie civile lors du procès Chirac, nous avons justement, en votre nom, porté la contradiction que l’on cherchait à étouffer.

Un tel développement nous amène à faire face à des frais que nous ne rencontrions pas auparavant. Malgré les bonnes volontés qui se manifestent et l’enthousiasme qui nous anime, afin de pouvoir poursuivre nos actions, nous avons besoin de tous, et que nos sympathisants franchissent le pas et nous soutiennent plus concrètement, en adhérant dès maintenant à Anticor ! A l’heure actuelle, les cotisations et les dons sont nos seules ressources.

Plus que jamais Anticor a besoin de votre soutien pour continuer à mener les combats essentiels qui sont les siens.

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Par Anticor - Publié dans : Actions
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 13:12

9 décembre : Journée internationale de lutte contre la corruption

 

La Convention contre la corruption, adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, a établi de nouvelles normes et constitue une avancée considérable en matière de recouvrement des avoirs illicites envoyés à l’étranger. Elle est le résultat de 3 ans d’efforts de 129 pays pour agir contre la corruption au niveau mondial. Mais son succès exige une volonté politique et un engagement à faire le suivi de sa mise en œuvre.

La date du 9 décembre a été récemment adoptée comme journée internationale anti-corruption par l’ONU. Nous nous réjouissons de l’instauration de cette journée mondiale permettant de mettre en avant la lutte contre la corruption, poison de la démocratie, et de valoriser les moyens et remèdes possibles pour la contrer. 

Cependant, la lutte anticorruption a besoin d’engagements concrets, pas uniquement de belles déclarations d’intention. N’est-il pas paradoxal que la France ait ratifié le projet de convention anticorruption de l’ONU dès 2000, qu’elle se trouve toujours en 2011 au peu enviable 25ème rang de l’indice de perception de la corruption de Transparency International, et que 72 % des français considèrent leurs politiciens corrompus ?

Ban Ki-moon, le Secrétaire général de l’ONU, a déclaré : « En cette Journée internationale de la lutte contre la corruption, engageons-nous à assumer notre responsabilité en prenant des mesures énergiques contre la corruption, en jetant l’opprobre sur ceux qui s’y livrent et en mettant en place une culture qui attache de la valeur aux comportements éthiques.»

Or qu’avons-nous vu dans notre pays, il y a 2 jours ? Par 197 voix contre 127, l’Assemblée nationale vient de rejeter la proposition de loi sur la transparence de la vie publique et la prévention des conflits d’intérêts. Discutée le jeudi 1er décembre dernier devant un hémicycle déserté par les députés de la majorité, le texte était présenté par le député EELV François de Rugy qui avait auditionné Anticor et nous avions présenté nos propositions. “ Que des élus puissent à ce point ignorer l’exigence de transparence et d’exemplarité qui s’exprime dans la population est proprement ahurissant. Oser nous objecter le “respect de la vie privée des élus” lorsqu’il ne s’agit que de rendre compte de l’utilisation de fonds publics qui nous sont confiés pour exercer un mandat, voilà qui en dit long sur le mélange des genres auxquels certains se résignent ” a ensuite déclaré ce dernier. Il est vrai que l’on a même entendu un député du Val d’Oise, Claude Bodin, s’opposer au vote de cette loi en déclarant : « Adopter ces textes, c’est présumer coupables les élus ». Pourtant quand ce député vote des lois prévoyant des sanctions pour tous les citoyens qui ne les respecteraient pas, est-ce qu’il présume coupables tous les français ?…

Bien que rejeté à l’Assemblée, le texte – pour lequel se sont prononcés les députés de gauche (certains députés centristes ne prenant pas part au vote) – sera prochainement déposé, dans les mêmes termes, par la sénatrice écologiste Corinne Bouchoux au Sénat.

Dans un pays officiellement engagé avec l’ONU dans la lutte anticorruption au niveau mondial, la majorité des députés n’a donc pas encore compris qu’il est de leur propre intérêt, en France, d’être en adéquation avec les attentes de transparence et de probité tant attendues par les français.

http://www.un.org/fr/events/anticorruptionday/index.shtml


Par anticor - Publié dans : Actions
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  • : Observation au jour le jour de la prétendue rupture promise par le candidat Sarkozy. Afin que, le jour venu, la mémoire collective ne soit pas une fois encore balayée par de nouveaux discours et d’improbables promesses.

 

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