OBSERVACTIONS
Chroniques de la Rupture : pour revivre au jour le jour ces instants historiques où la classe et l'efficacité se sont alliées pour créer une république moderne et irréprochable...
Que retenir du sommet du G20 à Cannes ?
UMP : terre de dignité et de solidarité
Rachida Dati continue à ruer dans les brancards en clamant haut et fort qu'elle ne laissera pas François Fillon lui ravir "sa" circonscription.
François Baroin se distingue à l'Assemblé National en prétendant que les socialistes ont pris le pouvoir en 1997 "par effraction". C'est une insulte à la démocratie, mais pas un mot d'excuse ni de Bercy, ni de Matignon, ni de l'Elysée.
Cérémonies du 11 Novembre
Dans une lettre envoyée à tous les Préfets : "le Président de la République a souhaité que les cérémonies du 11 novembre soient l'occasion de rendre un hommage national à l'ensemble des Morts pour la France, de la Grande guerre à aujourd'hui".
L'Elysée aurait-il dicté aux maires leur discours du 11 novembre ? La question est posée à la veille d'une année électorale.
Ne pas perdre son triple A six mois avant les élections
Le 7 novembre, le Premier Ministre annonce un nouveau plan de rigueur, destiné à économiser 65 Milliards d'Euros supplémentaires d'ici à 2016. Rappelons que le montant des cadeaux fiscaux consentis depuis 2007 s'élève à 75 Milliards.
Ce plan s'apparente plus à une collection de mesurettes disparates : hausse ciblée de la TVA, application de la réforme des retraites avancée d'un an, majoration temporaire de l'Impôt sur les Sociétés au-delà de 250 M€ de Chiffre d'Affaires, petit coup de rabot ici et là sur des niches fiscales. Mais toujours rien sur la niche Copé qui creuse la dette de plusieurs milliards chaque année.
Au chapitre "ridicule" : le gel du salaire du chef de l'état et de ceux des ministres, et l'appel aux dirigeants du CAC 40 à faire de même. Toute démagogie mise à part, en quoi le gel du salaire d'un dirigeant d'une entreprise privée contribue-t-il à réduire la dette ?
Tout ceci n'empêche pas l'improvisation et l'amateurisme de continuer à régner en maîtres impitoyables, puisqu'une semaine après l'annonce de ce plan, ce sont de nouvelles mesures qui sont évoquées. Il s'agit cette fois-ci de s'attaquer au déficit de la sécurité sociale.
Dans un de ses discours des plus convenus, le Président, parlant de la fraude sociale, cite à maintes reprises le Conseil National de la Résistance, puis nous fait la morale en rappelant que : "Frauder, que dis-je, voler la Sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les Français et c'est porter un coup terrible à la belle idée nécessaire de solidarité nationale."
Bref : Voler, c'est pas bien.
Emboitons le pas du Président sur le thème
#moi_aussi_comme_sarko_je_peux_dire_ce_qui_est_mal
Mentir à sa maman ça se fait pas. Tirer la queue du chat c'est pas gentil. Pas dire bonjour à la dame c'est pas poli …
Et tant que nous y sommes : Placer ses copains à des postes clés c'est pas irréprochable ; Faire de longs discours sur la moralisation du capitalisme et laisser faire ses copains du CAC 40, c'est pas tip-top, etc.
Redevenons sérieux un instant :
Le coût de la fraude aux prestations est évalué à 2 ou 3 Milliards d'Euros par an. Le manque à gagner par fraude aux cotisations (travail au noir) est de 8 à 15 Milliards. Par un mot sur cette facette du sujet dans le discours présidentiel. Où sont les voleurs ?
Qu'ont fait en la matière les gouvernements Raffarin, Villepin et Fillon depuis 2002 ?
Le gouvernement veut alléger le cout du travail et repenser le financement de la Sécurité Sociale. Montebourg/Peillon et le PS le proposaient dès 2005, que n'a-t-on entendu à l'époque ?
Le Premier Ministre enchaîne alors sur son idée-phare de la semaine : rajouter une journée de carence pour les remboursements d'arrêt-maladie, dont la durée passerait ainsi à 4 jours dans le secteur privé et 1 dans le public. S'enclenche alors le rituel tohu-bohu médiatique, ce qui nous permet de revenir une nouvelle fois sur les fondamentaux de la méthode Sarko/Fillion de conduite des réformes :
Une suggestion, M. Le Président : lors de votre prochain plan d'austérité, pourquoi ne pas instituer une nouvelle taxe, sur la Valeur Agitée (hommage à un lapsus radiophonique matinal) ? Peur d'être un gros contributeur ?
Et pour terminer ce chapitre consacré à l'économie : "Plus gaucho que moi, tu meurs" par JF Copé.
Dans un discours prononcé le 23 novembre, le besogneux en chef de l'UMP pille les idées du PS et y va de son couplet sur les nécessaires relocalisations, compensations fiscales à l'importation de produits fabriqués dans des pays low costs etc. Déjà l'entraînement pour 2017 & 2022 ?
République irréprochable
Le Monde publie un long article "Affaire de Karachi : l'ombre de Sarkozy" dans lequel un certain nombre de faits et de coïncidences sont rappelés, pour conclure que "Là encore, rien de pénalement répréhensible, mais une nouvelle confirmation que l'ombre du chef de l'Etat plane sur ce scandale politico-financier."
Une nième loi sur la récidive, la neuvième selon les spécialistes, est annoncée en réaction au dramatique assassinat d'une collégienne.
L'état, c'est moi
Areva menace de supprimer des centaines d'emploi ? Ta ta-laaaaa, l'état-actionnaire est là, en la personne de Super-Baroin.
Selon Baroin "Pour l'état-actionnaire, l'emploi ne doit pas être une variable d'ajustement". Est-ce que cela signifierait dans la foulée l'arrêt de mort de la RGPP et de son incessante conséquence en termes d'appauvrissement des services publics, suite au non remplacement d'un fonctionnaire sur deux ?
Le groupe automobile PSA annonce la suppression de milliers d'emplois dans le monde et en France. Scogneugneu, son P-DG est convoqué séance tenant à l'Elysée. On lui demande de ne pas licencier. Dans le même temps La Poste, entreprise publique, dont l'état est l'actionnaire, remplace 3000 scooters Peugeot par des modèles coréens. Les psychologues appellent cela une "injonction contradictoire", D'un côté l'état-actionnaire décide : "On ne commande pas chez vous", de l'autre il ordonne : "Vous ne licenciez pas".
Touche-pas à mon atome
Alors que Verts et Socialistes parviennent douloureusement à un accord électoral, ce serait la filière nucléaire qu'on assassinerait ?
Pour commencer, JF Copé demande à François Hollande "au nom de la France" de renoncer à cet accord, comme s'il avait déjà admis que c'est bien un nouveau Président qui sera aux commandes dès le mois mai prochain.
Puis le Président sortant nous gratifie au Tricastin de l'un de ses discours dramatisants à la rhétorique impeccable : " On ne va pas retourner à l'époque de la bougie, on ne va pas tourner le dos au travail de 6 décennies d'ingénieurs et de chercheurs français. Soyons fiers de ce qu'ils nous ont donné, de ce qu'ils nous ont apporté. Devrions-nous être le seul pays qui tourne le dos au progrès ?" Rien que ça.
Et les perroquets de l'UMP d'enchainer par voie de tracts "un million d'emplois menacés", "50% d'augmentation de la facture EDF" etc.
Ce qui fera dire à Anne Lauvergeon, récemment débarquée de la présidence d'Areva :"Quand j'ai vu que le patron d'EDF, en une d'un quotidien, affirmait qu'un million d'emplois était en jeu, je me suis dit qu'il avait fumé la moquette !"
Où l'on reparle de la suite 2806 du Sofitel de New-York
Une enquête parue dans un estimable hebdomadaire américain révèle de drôles de mouvements dans les couloirs et dans la chambre voisine de la 1806, le jour même où toute l'affaire s'est déclenchée. Désactivation du téléphone portable, énergumènes sautant de joie dans le couloir, informations révélées par une documentaliste de l'UMP amie de DSK, la théorie du piège ou du complot refait surface allons-nous assister à un nouveau rebondissement. Le soir même sur les chaines info, c'est un JF Copé livide et faussement enjoué qui déclare mécaniquement : "La ficelle est un très, très grosse. […] Tout cela est absolument ridicule. Moi je veux bien voir des preuves et des faits s'il en y en a."
Le chômage toujours en hausse
Le Président du pouvoir d'achat est devenu le Président du chômage. Selon l'aveu du Ministre du Travail lui-même, les chiffres ne sont "pas bons". En effet, la France compte 34 000 chômeurs de catégorie A, pour un total de 4,2 millions de personnes sans emploi ou en activité réduite. Un record depuis 1999. Un triste record.
L'Effet "Haine"
Ce mois de novembre restera enfin marqué par plusieurs épisodes racistes et xénophobes
Plus que 158 jours en Sarkozye …
Sarkozy va-t-il transformer son double fiasco dette-insécurité en simple argument "Moi seul, je peux vous sauver?"
Vous le saurez, en suivant les prochaines Chroniques de "La rupture" !
* pour que ne rien ne soit oublié dans les mois qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu'elles furent écrites depuis mai 2007 *
En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du "Tout possible".
Novembre 2008 : Des mots, des actes, des faits
Des mots :
Discours de Sarkozy devant l'Association des Maires de France le 27 novembre 2008
« Je comprends le sentiment d'injustice que peut avoir un maire traîné devant un tribunal administratif par son préfet parce qu'il a peu de moyens, qu'il a fait son possible et n'y est pas arrivé, je suis prêt à revoir cela. »
Des actes : Réfléchir avant d'agir et de faire pondre une loi dogmatique dictée par l'obsession de briser les grèves, ça peut aider.
Des mots :
« Ce que je n'accepte pas, c'est qu'un élu de la République décide qu'il n'appliquera pas la loi. »
Des faits :
2,6 % de logements sociaux à Neuilly, soit un huitième de la cible fixée à l'horizon 2020 par la loi SRU ; son ex-Maire, un certain Nicolas S., délibérément hors-la loi
Des mots :
Discours de Sarkozy à Charleville-Mezières Les 22 décembre 2006
Le candidat s'adresse à la « France qui souffre » et promet que d'ici 2 ans, s' il est élu Président de la République, "plus personne ne soit obligé obligé de dormir sur le trottoirs et d'y mourir de froid (...) parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine"...
Des faits :
Nous ne les connaissons que trop, plusieurs SDF décèdent chaque jour en période de grand froid. Comble du cynisme boutinesque : des rafles seraient organisées afin de forcer les SDF à intégrer un centre d'hébergement d'urgence, histoire de faire baisser les statistiques. Comble du cynisme tout court : Droit Au Logement condamné à d'amende pour avoir "à plus de 300 reprises" (un procès-verbal a été dressé pour chaque tente) commis une infraction de quatrième catégorie en ayant "embarrassé la voie publique en y laissant des objets", à savoir des tentes.
Des mots :
Discours de Sarkozy au Futuroscope à Poitiers le 26 janvier 2007
« Je propose que l'augmentation du pouvoir d'achat soit la priorité de la politique économique après 25 ans de sacrifices, après 25 ans de stagnation du pouvoir d'achat des salaires, après 25 ans de baisse du niveau de vie pour les jeunes générations que les 35 heures ont aggravé.
Je propose de supprimer les charges et les impôts sur les heures supplémentaires pour que ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus soient encouragés à le faire, sans que personne y soit obligé.
Je propose d'alléger la fiscalité du travail en taxant plus la pollution et la consommation, les importations des pays qui pratiquent le dumping écologique et le dumping social, et en taxant moins le travail. »
Des faits :
Sur ce vient la loi TEPA six mois plus tard, qui effectivement détaxe les heures supplémentaires.
ET ça marche J !
Mois après mois, 60, 61, 62, 63 millions d'heures supplémentaires : 2% de croissance mensuelle,
Chômage + 40000 par mois, 2% de croissance mensuelle ... c'était donc celle là, la croissance qu'il irait chercher avec les dents ?
Sans compter plusieurs milliards de manque à gagner en cotisations sociales et de coûts d'indemnisation supplémentaires pour l'état.
Réussites idéologiques, échecs cinglants. Ce sont des clowns tristes, des incompétents majeurs, sortons-les.
A la suite de la plainte d’Anticor dans l’affaire des sondages de l’Elysée et du refus du 7 novembre dernier de la Cour d’Appel de Paris d’en autoriser l’instruction, le groupe socialiste du Sénat vient de décider de demander la constitution d’une commission d’enquête sur les sondages de Matignon et de l’Élysée. Cette commission pourrait voir le jour avant la fin de l’année, après le vote d’une proposition de résolution en ce sens.
En effet, s’ajoutant à l’affaire des sondages de l’Elysée pour laquelle Anticor a été seul à se porter partie civile, la Cour des Comptes a récemment dénoncé dans un rapport les dépenses de communication du gouvernement pour les sondages ou du coaching. Ces dépenses ont été engagées dans des conditions contestables indique la Cour des Comptes, sur des sujets parfois éloignés de l’action publique. L’Assemblée Nationale avait refusé une telle commission d’enquête, invoquant le principe de séparation des pouvoirs.
Ce rapport met également en cause les conditions de passation de marchés sans appels d’offres et vise notamment un bénéficiaire, la société Giacometti-Péron, dont l’un des dirigeants, Pierre Giacometti, est aussi conseiller du président de la République (comme ce fut le cas de Patrick Buisson pour les sondages de l’Elysée).
De 2006 à 2010, les dépenses en communication du gouvernement sont passées de près 95 millions d’euros par an à 133 millions d’euros, soit une hausse de 41%, d’après les données de la Cour des comptes.
Nous nous félicitons de cette initiative du Sénat et nous suivrons très attentivement les travaux et les conclusions de cette commission d’enquête que nous souhaitons efficace, parallèlement au dépôt de la plainte qu’Anticor a déjà annoncée pour ce nouveau dossier et qui sera déposée en temps utile.
Le 14 mai 2011, à l'initiative de l'association Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui, un appel a été lancé par des grandes figures de la résistance, suivies par des "résistants d'aujourd'hui", en vue des élections présidentielles et législatives de 2012.
Cet Appel de Thorens-Glières vise à remettre dans le débat politique les principes toujours actuels du Conseil National de la Résistance qui permettraient de mettre réellement en application la devise républicaine :
"LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ"
Rejoignez les premiers signataires de l'Appel de Thorens-Glières en cliquant ici
* pour que ne rien ne soit oublié dans les mois qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu'elles furent écrites depuis mai 2007 *
En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du "Tout possible".
2007 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher quelqu'un de travailler plus si ça lui permet de gagner plus ! » dit le gentil mi-nistre mi-sinistre du travail.
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition des 35 heures
2008 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher quelqu'un de travailler le dimanche si ça lui permet de gagner plus ! » dit le gentil mi-nistre mi-sinistre du travail.
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition du jour hebdomadaire de congés
2008 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher quelqu'un de travailler au-delà de 65 ans si ça lui permet de gagner plus ! » dit le gentil mi-nistre mi-sinistre du travail.
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition de l'âge de la retraite
2009 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher quelqu'un de travailler en juillet et en août si ça lui permet de gagner plus ! » dit le gentil mi-nistre mi-sinistre du travail.
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition des congés payés
2010 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher un enfant de travailler avant ou après la classe si ça lui permet de gagner plus ! » dit le gentil mi-nistre mi-sinistre du travail, devenu secrétaire de l'UMP
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition de l'âge légal du travail
2011 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher quelqu'un de travailler le premier mai, le 1' juillet ou le 25 décembre si ça lui permet de gagner plus ! » dit le gentil ex-mi-nistre mi-sinistre du travail ex- secrétaire de l'UMP redevenu mi-nistre mi-sinistre du travail et de la santé
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition des derniers jours chômés fériés
2012 : « Mais on ne peut tout de même pas empêcher les travailleurs de virer avec pertes et fracas un système qui ne pense qu'à faire gagner son clan ! » dit le gentil mi-nistre mi-sinistre du travail et de la santé.
Et c'est ainsi que l'on vota l'abolition du sarkozysme !
République exemplaire
Jean-Louis Borloo se dégonfle et annonce qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle. Décision personnelle et murement réfléchie, prise sans qu’aucune pression n’ait été exercée sur lui. Désespoir de Rama Yade, Dominique Paillé ou Yves Jégo qui voyaient en sa candidature une belle occasion de se venger d’humiliations passées. Un souffle d’espoir envahit le pays : serait-ce l’heure d’Hervé Morin ?
A Lille, ce sont des responsables de la police locale, ainsi que des chefs d’entreprise voire des politiciens, qui sont mis en cause dans une sordide histoire de proxénétisme.
Soucieux de l’intérêt Général, le premier ministre annonce qu’il laissera son siège de député sarthois à un nouvel arrivant. Effectivement, il veut se faire parachuter à Paris en vue des municipales de 2014, et dispute à Rachid Dati « sa » circonscription du VII° arrondissement, où l’on sait que la bataille sera âpre. Dépitée putative tant appâtée par la députation, Rachida rue dans les brancards et balance à tout vat sur France Info. Ambiance.
Putéolienne : rien à voir avec une péripatéticienne qui brasserait du vent pour produire de l’électricité. C’est tout simplement ainsi que l’on nomme les habitantes de Puteaux (Hauts-de-Seine) et donc la première d’entre elles, Madame La Maire, issue d’une longue lignée d’élus, ex-suppléante du conseiller général Sarkozy. Cette brave dame a fait une bonne action pour le presse écrite, en faisant acheter le 19 octobre tous les exemplaires du Canard enchaîné en vente dans sa commune. Il convient de préciser que « le Volatile » l’y mettait en cause pour une sombre affaire de millions planqués en suisse.
Ecoute de journalistes : Le directeur général de la police nationale est entendu par une juge d'instruction mais ans être mis en examen.
Primaires Citoyennes du PS et du PRG
Trois millions de personnes se déplacent pour aller choisir le futur candidat du PS, mais Sarkozy et son entourage affichent un mépris confondant. Il déclare à qui veut l’entendre que "La Ve République ne peut être l'otage des partis « ou bien encore que "Les socialistes s'occupent des socialistes, nous devons nous occuper de l'ensemble des Français".
Quelques ministres se hasardent à confier que ces primaires ne sont pas une mauvaise chose pour la démocratie, voire qu’elles sont un « processus moderne » ou encore « un succès ». Ils savent qu’en cas de primaire interne à l’UMP, le sortant serait sorti et que leurs chances seraient grandes d’être investis. Mais, faute de primaire à droite, de nombreux déçus du Sarkozysme viennent s’exprimer ces deux dimanches d’octobre, et pour la première fois de leur vie vont voter socialiste. En nous disant bien que ce n’est sans doute pas la dernière. Rendez-vous en Avril et Mai prochain.
Au lendemain du premier tour des primaires, les perroquets de l’UMP sont pris « le bec dans la mangeoire aux éléments de langage ». En effet, le journal « Le monde » s’est procuré l’argumentaire distribué la veille du premier tour aux cadres de l’UMP, qui se répandent dès le Dimanche soir sur les plateaux TV pour « commenter » les résultants. Cruel, Jean-François Khan pousse en direct sur France2 le papier sous les yeux d’une Nadine Morano médusée, qui en reste coite pendant quelques secondes. Faire taire Morano, même quelques secondes, quel exploit. Une suggestion à nos amis journalistes : la prochaine fois, diffusez les argumentaires avant les émissions TV, et organisons le premier karaoké politique géant !
Le mardi, en mal de temps d’antenne, l’UMP organise à la va-vite une convention consacrée du projet du PS. La Chaine Parlementaire retransmet en toute confidentialité cette pitoyable pantomime à laquelle participent rien moins que 16 ministres en service commandé, défilant au pupitre pour y ânonner chiffres et commentaire.
Deux coups de barre bien à droite pour tenter de sauver le qui peut l’être :
L’éducation Nationale annonce la mise en place d’une évaluation des élèves dès l’âge de 5 ans en vue d’identifier les sujets « à risque »
Un décret va permettre l’augmentation de 20% des épandages d’azote, pour le plus grand bonheur des agriculteurs… et des algues vertes.
Les chiffres qui font mal
Sous couvert de RGPP (Révision Générale de Politiques Publiques), qui se traduit par le non-remplacement d’un fonctionnaire partant sur deux, l'Etat a supprimé depuis 2007 120 000 postes de fonctionnaires mais, du fait de surcoûts résultant de l’emploi d’intérimaires ou de vacataires externes, la masse salariale a augmenté d’ 1% par an. Bande de clowns.
Le chômage s’est accru en septembre de 0,9%, les jeunes et les seniors étant particulièrement touchés. Fin observateur, le Ministre du travail (« et du chômage » ajoutait toujours à l’Assemblée le regretté Patrick Roy) impute cette hausse à un « ralentissement de l’activité ».
Toujours prêt à gratter quelques centaines millions ici et là pour compenser les 75 Milliards d’euros de cadeaux fiscaux consentis depuis 2007, le gouvernement déborde d’imagination.
Doublement de la taxe sur les boissons sucrées et édulcorées, tentative de réduction de 6% des indemnités maladies etc. Il reste heureusement quelques députés UMP suffisamment dignes, ou désespérés, pour s’opposer à quelques-unes de ces mesures.
Zorro est arrivé… à faire un flop
Alors qu’un de des ex-amis finit piteusement sa vie à la sortie d’une canalisation d’égout libyen, et pendant que Madame donne naissance à son quatrième rejeton, notre Président est très affairé à sauver l’Euro. Visites éclair à Mâme Merckel, coups de gueule envers Cameron, sourires compassionnels à Papandreou, c’est une nouvelle page d’histoire qui s’écrit sous nos yeux. Mais ses propositions à la chancelière allemande ont fait un flop, et l’agence de notation Moody’s menace la France de perdre son AAA.
Un ex- toujours fringant
Lors d’un entretien accordé à RTL, l’ex-Président Valéry Giscard d’Estaing estime qu’on exagère la gravité de la crise. « Nous avons une monnaie unique. Aujourd'hui qu'est-ce qu'elle fait ? Elle monte. Elle n'est pas en crise. Donc, dans toute cette affaire, je suis frappé par le fait qu'elle est traitée dans l'agitation et avec un niveau de compétence relativement faible ».
Chuivez chon regâââârd... Plop !
Face à la crise
Le peuple est inquiet, le Président va lui parler.
En toute spontanéité donc, l’émission « Face à la Crise » est donc programmée, retransmise à la fois sur TF1 et sur France2, le représentant de la chaîne privée est toujours le même, alors qu’un nouveau laquais, qui fut pourtant un interviewer de talent, a remplacé l’ancien sur le service public.
« Face à la crise », Mais quelle crise finalement ? la crise économique et financière, ultime avatar du régime néo-libéral que Sarkozy voulait importer en France, ou bien crise du Sarkozysme, miné par la baisse du pouvoir d’achat, la dégradation des service publics, le non-recul de l’insécurité et les affaires politico-financières ?
Dénis, réponse à des questions par d’autres questions, attaque obsessionnelle des 35heures, des fonctionnaires ou de l’assistanat, doigts entrecroisés crispés au point que les articulations en sont blanchies lorsque l’on évoque l’affaire Karachi, on assiste à un discours qui se veut pédagogique et rassurant, mais qui ne surprend ni ne convainc quasiment plus personne.
Paraphrasant je ne sais plus qui, et il voudra bien me le pardonner, j’écrirai volontiers que « Tant qu’il lui restera un lecteur militant UMP, le Figaro tentera de lui faire croire que Sarkozy fut un grand président ».
Plus que 6 chroniques avant le changement, mais restons vigilants.
* pour que ne rien ne soit oublié dans les mois qui viennent, nous republions régulièrement les premières chroniques, 3 ans après, telles qu'elles furent écrites depuis mai 2007 *
En route donc pour le merveilleux pays de la Sarkozye triomphante, où classe, exemplarité et efficacité se conjuguent au service du "Tout possible".
Petits cafouillages entre amis
Pendant la crise, le cynisme et l'amateurisme continuent :
Grands discours et petits effets
Entre deux voyages, le Président-de-l-Europe-intronisé-Roi-du-Monde-par-une-presse-béate-et-inféodée se fend d'un discours économique dans une usine d'Annecy. Comme toujours dans ces cas là, grandes envolées lyriques, keynésianisme de bon aloi, il cite Alstom où il est intervenu en tant que ministre des finances en 2004/2005.
Mesure phare : Exonération de taxe professionnelle sur les nouveaux investissements « à partir de ce jour et jusqu'au premier janvier 2010 ». Frissonnement dans l'assistance medefisée.
A y regarder de plus près, qu'est-ce que cela signifie ?
1/ Seuls les investissements matériels (machines outils, ordinateurs, bâtiments) comptent. Pour les sociétés de service quelles qu'elles soient, qui investissent dans le capital humain en recrutement, formation, accompagnement de leur personnel : rien, si ce n'est epsilon lié à l'achat de quelques ordinateurs portables. Pour une PME se services de 50 personnes, cela représente quelques centaines d'euros par an, tout au plus un ou deux milliers ! La belle affaire.
2/ Les conséquences de cette exonération ne se manifesteront à plein régime qu'à partir de 2011. Combien de PME se seront effondrées d'ici là ?
3/ Ce sont les collectivités territoriales, destinatrices de la taxe pro, qui vont souffrir du manque à gagner correspondant.
C'est donc de la poudre aux yeux.
Autre mesure à la limite du ridicule de la Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf : des fonds souverains qui fleurent bon le patriotisme ringard.
Mais sur les vrais facteurs de régulation, sur les niches fiscales, sur l'imposition des parachutes dorés, sur les stock-options, sur le bouclier fiscal, sur la modulation de L'Impôt sur les sociétés, sur des allègements de charges à court terme qui permettraient de soutenir réellement l'emploi et de créer rapidement une croissance durable : rien.
Rendez-vous sur ce blog le 30 octobre pour des premières propostions.
Un témoignage d'une blogueuse militante :
"Blogexperience" http://monblogessai.wordpress.com/