Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 22:49

Celle-ci est l'une des préférées de l'actuel Premier Ministre, qui invoque à l'envi le prétendu vide idéologique de l'opposition.

Je prendrai pour seul contre exemple cinglant les conclusions de la réunion dijonnaise du 14 novembre dernier, dont le fond a été éclipsé par la malencontreuse irruption de Ségolène Royal.

6 propositions pour l'Education :


• N°1 - Fonder un nouveau contrat entre la Nation et son école


• N°2 - Des efforts financiers garantis dans la durée
en contrepartie d’améliorations du système

Malgré le contexte budgétaire difficile de 2012, les efforts financiers qui devront être consentis, et garantis dans la durée, devront aller de pair avec l'amélioration du fonctionnement de l'école et de son efficacité par la mise en œuvre de réformes structurelles portant sur le métier d'enseignant, les temps scolaires, l'organisation des études, les méthodes pédagogiques.


• N°3 - Le métier d'enseignant doit évoluer

Il faudra réfléchir au temps de présence dans les établissements, notamment pour permettre un meilleur accompagnement des élèves (tutorat, soutien scolaire, relations, concertation avec les élèves, orientation, accueil et conseil avec les familles…). L'autonomie des établissements devra être renforcée, les conditions de travail des enseignants fortement améliorées, ainsi que leur rémunération. La formation professionnelle initiale et continue des personnels devra aussi être revue. Des pré-recrutements devront être engages.


• N°4 - Réaménager de façon concertée et puissante les temps scolaires

Pour respecter enfin les rythmes de vie des enfants et des adolescents, la journée et la semaine scolaire doivent être profondément réaménagées, et l’année scolaire devra être allongée au minimum de trois semaines.


• N°5 - Refonder une véritable continuité éducative

Pour permettre à chaque élève d’atteindre un socle commun de connaissances et de compétences avant la fin de la scolarité obligatoire, on assurera une continuité éducative qui fait aujourd'hui défaut. Cette continuité éducative pourrait être déclinée ainsi, de l’accueil de la petite enfance jusqu’à la fin du collège :    

 - Mise en place d'un service public de la petite enfance adossé aux premières années de l’école primaire (petites sections de maternelle) avec éducateurs et enseignants communs ;

- Un effort particulier devra être fait pour l’école primaire afin de permettre à tous les enfants d’entrer au collège dans les meilleures conditions possibles ;

- Réforme du collège avec des enseignements regroupés par champ de connaissance avec un petit nombre d’enseignants en 6e et 5e ;

- la valorisation de méthodes pédagogiques propres à promouvoir toutes les intelligences et tous les talents.

 

• N°6 - Lutter sérieusement contre la violence scolaire dans les établissements
Pour assurer la tranquillité et la sûreté, nous renforcerons la présence stable d’adultes qualifiés pour faire face aux incivilités et aux violences, la présence humaine et le travail en équipes étant la seule réponse durable à des problèmes qui perturbent considérablement le bon fonctionnement de l’école dans certaines zones.

à télécharger dans son intégralité sur le site www.le-rassemblement.fr

ou bien ici : http://peillon.typepad.fr/Conclusions%20Dijon%20PRESSE%20OK.pdf

Par Vincent Guibert - Publié dans : Idées reçues
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Commentaires

• N°2 - Des efforts financiers garantis dans la durée
en contrepartie d’améliorations du système

Malgré le contexte budgétaire difficile de 2012, les efforts financiers qui devront être consentis, et garantis dans la durée, devront aller de pair avec l'amélioration du fonctionnement de l'école et de son efficacité par la mise en œuvre de réformes structurelles portant sur le métier d'enseignant, les temps scolaires, l'organisation des études, les méthodes pédagogiques.

D’accord bien sûr à condition d’avoir le courage de dire au monde enseignant que les efforts financiers ne peuvent suffire à eux seuls et qu’ils seront conditionnés par un accord cadre général sur la rénovation du système avec des objectifs opérationnels concrets et en nombre limité. Le courage c’est de dire que trop d'enseignants travaillent comme il y a 30 ans en confondant "enseigner" et "apprendre", ce qui fait qu'ils enseignent beaucoup et que les élèves apprennent peu;  et non pas comme il le faudrait aujourd'hui (comme cela se fait dans l'enseignement professionnel et parfois en élémentaire). Et pour beaucoup d’entre eux, sans doute pas assez. Mais voilà qui n’est guère porteur éléctoralement !!

• N°3 - Le métier d'enseignant doit évoluer

Il faudra réfléchir au temps de présence dans les établissements, notamment pour permettre un meilleur accompagnement des élèves (tutorat, soutien scolaire, relations, concertation avec les élèves, orientation, accueil et conseil avec les familles…) A l’évidence, oui, et ça se paye.

L'autonomie des établissements devra être renforcée, Voilà le type même de fausse bonne idée, un tantinet démago. Les établissements font déjà ce qu’ils veulent la plupart des chefs d’établissements se vivent plus comme des patrons de PME que comme des cadres su Service Public.

les conditions de travail des enseignants fortement améliorées, ainsi que leur rémunération. La formation professionnelle initiale et continue des personnels devra aussi être revue. Des pré-recrutements devront être engages.  D’accord avec tout cela, mais où trouvera-t-on l’argent ?

• N°4 - Réaménager de façon concertée et puissante les temps scolaires

Pour respecter enfin les rythmes de vie des enfants et des adolescents, la journée et la semaine scolaire doivent être profondément réaménagées, et l’année scolaire devra être allongée au minimum de trois semaines.  Oui, trois fois oui, mais ça ne plaira pas aux enseignants. Il faudra le faire passer contre monnaie sonnante et trébuchante.

• N°5 - Refonder une véritable continuité éducative

Pour permettre à chaque élève d’atteindre un socle commun de connaissances et de compétences avant la fin de la scolarité obligatoire, on assurera une continuité éducative qui fait aujourd'hui défaut. Cette continuité éducative pourrait être déclinée ainsi, de l’accueil de la petite enfance jusqu’à la fin du collège :    

 - Mise en place d'un service public de la petite enfance adossé aux premières années de l’école primaire (petites sections de maternelle) avec éducateurs et enseignants communs ; la petite enfance (moins de trois ans) a-t-elle vocation) à être prise en charge dans une école ? Si oui, il faut redéfinir le sens du mot « école » et aller vers le système allemand où l’éducation n’est pas nationale mais correspond à un service quasi marchand rendu à des usagers qui sont en fait des clients définissant eux-mêmes ce qu’ils en attendent. Si non, comme je le pense, cette proposition est démago et aura pour effet de noyer la pédagogie dans l’éducation, ce qui est contraire au but recherché car le problème de l’Ecole aujourd'hui est surtout pédagogique.

- Un effort particulier devra être fait pour l’école primaire afin de permettre à tous les enfants d’entrer au collège dans les meilleures conditions possibles ; Oui, bien sûr.

- Réforme du collège avec des enseignements regroupés par champ de connaissance avec un petit nombre d’enseignants en 6e et 5e ; On doit aller plus loin : il faut « primariser » la 6ème et la  5ème et « lycéiser » la 4ème et la 3ème.

Commentaire n°1 posté par GACHET Pierre-François le 30/11/2009 à 17h53

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