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Une vision à long terme pour le pays :
"Je défends une transformation de notre société sur 4 plans:
d'abord la transformation du système économique qui doit remettre la finance au service du re-développement de notre économie, ce que j'appelle le renouveau productif car la France est en voie de marginalisation économique,
ensuite la mutation écologique de nos modes de vie qui est, à mes yeux un outil de relance économique,
troisièmement la naissance d'un capitalisme au service des êtres humains, ce que j'appelle le capitalisme coopératif,
enfin l'édification de la VIe république, qui transformera les conditions dans lesquelles nous prendrons les bonnes décisions ensemble."
Dquestions précises, des réponses argumentées et pertinentes :
l'intégrale sur http://www.20minutes.fr/article/631903/chat-vous-interviewe-arnaud-montebourg-
Sachons tirer les enseignements des erreurs du passé. Pour gagner en 2012, les sympathisants progressistes, socialistes, démocrates, écologistes devront se rassembler derrière un/une candidat(e) et un projet.
Il serait illusoire, naïf et contre-productif de penser que « seul compte le projet » , et que le/la gagnant(e) des primaires se rangera d'emblée au service d'un projet livré "clés-en-mains", et encore moins d'un projet 100% PS. Nous l'avons douloureusement vécu en 2007.
Il s’agirait donc de parler explicitement d’avant-projets portés par les candidats à la candidature.
Cela suppose bien évidemment que les primaires se tiennent au-delà du PS, selon une formule proche de celle décrite dans le livre de Montebourg/Ferrand. On n’oserait imaginer qu’il puisse en être autrement, et que de telles primaires se limitent à désigner tardivement, au sein du seul PS, un/une candidate devenant l’otage d’un projet 100% PS.
Afin de nous positionner d'emblée sur une trajectoire gagnante, ma proposition est de parler explicitement d’avant projets, que devront porter les candidats aux primaires. Il serait demandé à chaque candidat de proposer une plate-forme, constituée de valeurs fortes, de grandes lignes, de priorités, où rien n'est figé, et qui ne soit pas (trop) prétexte à des clivages ou des regroupements comme le sont les motions du PS.
Au-delà de la sémantique, cette notion d’avant projet revêt un caractère symbolique. Cela permettrait de créer et d’entretenir une vraie dynamique d’ouverture, de participation, de rassemblement.
Charge ensuite à le/la candidat(e) élue, sur la base de son avant-projet, d'en faire un projet fédérateur et rassembleur
Pour résumer : les avant-projets, puis la primaire et le/la candidat(e), puis le projet.
Deux semaines avant les moulinets présidentiels de Marignane, le PS a proposé le 22 février dernier, dans un silence médiatique assourdissant, une série de 54 mesures pour la politique industrielle en France et en Europe, vers un modèle de production social-écologique, en résumé :
L’intégralité du rapport est téléchargeable ici.
De fait, pendant sa trop courte vie, il a traversé l'histoire sans jamais commettre d'erreurs : il n'a jamais, bien sûr, commis celle d'une proximité intellectuelle avec Vichy. Mieux : désireux de s'engager pour combattre l'occupant, mais refusé deux fois pour raisons de santé, il s'est tout de même illustré dans la Résistance, ce qui ne fut pas le cas de tous ses compagnons philosophes. De même, il ne fut pas non plus de ceux qui critiquaient la liberté à l'Ouest pour l'estimer totale à l'Est : il ne se commit jamais avec les régimes soviétiques ou avec le maoïsme.
Camus fut l'opposant de toutes les terreurs, de toutes les peines de mort, de tous les assassinats politiques, de tous les totalitarismes, et ne fit pas exception pour justifier les guillotines, les meurtres, ou les camps qui auraient servi ses idées. Pour cela, il fut bien un grand homme quand tant d'autres se révélèrent si petits.
Mais, Monsieur le Président, comment justifierez-vous alors votre passion pour cet homme qui, le jour du discours de Suède, a tenu à le dédier à Louis Germain, l'instituteur qui lui permit de sortir de la pauvreté et de la misère de son milieu d'origine en devenant, par la culture, les livres, l'école, le savoir, celui que l'Académie suédoise honorait ce jour du prix Nobel ? Car, je vous le rappelle, vous avez dit le 20 décembre 2007, au palais du Latran : "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé." Dès lors, c'est à La Princesse de Clèves que Camus doit d'être devenu Camus, et non à la Bible.
De même, comment justifierez-vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez la nation, que vous puissiez ostensiblement afficher tous les signes de l'américanophilie la plus ostensible ? Une fois votre tee-shirt de jogger affirmait que vous aimiez la police de New York, une autre fois, torse nu dans la baie d'une station balnéaire présentée comme très prisée par les milliardaires américains, vous preniez vos premières vacances de président aux Etats-Unis sous les objectifs des journalistes, ou d'autres fois encore, notamment celles au cours desquelles vous avez fait savoir à George Bush combien vous aimiez son Amérique.
Savez-vous qu'Albert Camus, souvent présenté par des hémiplégiques seulement comme un antimarxiste, était aussi, et c'est ce qui donnait son sens à tout son engagement, un antiaméricain forcené, non pas qu'il n'ait pas aimé le peuple américain, mais il a souvent dit sa détestation du capitalisme dans sa forme libérale, du triomphe de l'argent roi, de la religion consumériste, du marché faisant la loi partout, de l'impérialisme libéral imposé à la planète qui caractérise presque toujours les gouvernements américains. Est-ce le Camus que vous aimez ? Ou celui qui, dans Actuelles, demande "une vraie démocratie populaire et ouvrière", la"destruction impitoyable des trusts", le "bonheur des plus humbles d'entre nous" (Œuvres complètes d'Albert Camus, Gallimard, "La Pléiade", tome II, p. 517) ?
Et puis, Monsieur le Président, comment expliquerez-vous que vous puissiez déclarer souriant devant les caméras de télévision en juillet 2008 que, "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit", et, en même temps, vouloir honorer un penseur qui n'a cessé de célébrer le pouvoir syndical, la force du génie colérique ouvrier, la puissance de la revendication populaire ? Car, dans L'Homme révolté, dans lequel on a privilégié la critique du totalitarisme et du marxisme-léninisme en oubliant la partie positive - une perversion sartrienne bien ancrée dans l'inconscient collectif français... -, il y avait aussi un éloge des pensées anarchistes françaises, italiennes, espagnoles, une célébration de la Commune, et, surtout, un vibrant plaidoyer pour le "syndicalisme révolutionnaire" présenté comme une "pensée solaire" (t. III, p. 317).
Est-ce cet Albert Camus qui appelle à "une nouvelle révolte" libertaire (t. III, p. 322) que vous souhaitez faire entrer au Panthéon ? Celui qui souhaite remettre en cause la "forme de la propriété" dans Actuelles II (t. III, p. 393) ? Car ce Camus libertaire de 1952 n'est pas une exception, c'est le même Camus qui, en 1959, huit mois avant sa mort, répondant à une revue anarchiste brésilienne, Reconstruir, affirmait : "Le pouvoir rend fou celui qui le détient" (t. IV, p. 660). Voulez-vous donc honorer l'anarchiste, le libertaire, l'ami des syndicalistes révolutionnaires, le penseur politique affirmant que le pouvoir transforme en Caligula quiconque le détient ?
De même, Monsieur le Président, vous qui, depuis deux ans, avez reçu, parfois en grande pompe, des chefs d'Etat qui s'illustrent dans le meurtre, la dictature de masse, l'emprisonnement des opposants, le soutien au terrorisme international, la destruction physique de peuples minoritaires, vous qui aviez, lors de vos discours de candidat, annoncé la fin de la politique sans foi ni loi, en citant Camus d'ailleurs, comment pourrez-vous concilier votre pragmatisme insoucieux de morale avec le souci camusien de ne jamais séparer politique et morale ? En l'occurrence une morale soucieuse de principes, de vertus, de grandeur, de générosité, de fraternité, de solidarité.
Camus parlait en effet dans L'Homme révolté de la nécessité de promouvoir un "individualisme altruiste" soucieux de liberté autant que de justice. J'écris bien : "autant que". Car, pour Camus, la liberté sans la justice, c'est la sauvagerie du plus fort, le triomphe du libéralisme, la loi des bandes, des tribus et des mafias ; la justice sans la liberté, c'est le règne des camps, des barbelés et des miradors. Disons-le autrement : la liberté sans la justice, c'est l'Amérique imposant à toute la planète le capitalisme libéral sans états d'âme ; la justice sans la liberté, c'était l'URSS faisant du camp la vérité du socialisme. Camus voulait une économie libre dans une société juste. Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l'incarnation souveraine, n'est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.
Les plus humbles, pour lesquels Camus voulait que la politique fût faite, ont nom aujourd'hui ouvriers et chômeurs, sans-papiers et précaires, immigrés et réfugiés, sans-logis et stagiaires sans contrats, femmes dominées et minorités invisibles. Pour eux, il n'est guère question de liberté ou de justice... Ces filles et fils, frères et soeurs, descendants aujourd'hui des syndicalistes espagnols, des ouvriers venus d'Afrique du Nord, des miséreux de Kabylie, des travailleurs émigrés maghrébins jadis honorés, défendus et soutenus par Camus, ne sont guère à la fête sous votre règne. Vous êtes-vous demandé ce qu'aurait pensé Albert Camus de cette politique si peu altruiste et tellement individualiste ?
Comment allez-vous faire, Monsieur le Président, pour ne pas dire dans votre discours de réception au Panthéon, vous qui êtes allé à Gandrange dire aux ouvriers que leur usine serait sauvée, avant qu'elle ne ferme, que Camus écrivait le 13 décembre 1955 dans un article intitulé "La condition ouvrière" qu'il fallait faire"participer directement le travailleur à la gestion et à la réparation du revenu national" (t. III, p. 1059) ? Il faut la paresse des journalistes reprenant les deux plus célèbres biographes de Camus pour faire du philosophe un social-démocrate...
Car, si Camus a pu participer au jeu démocratique parlementaire de façon ponctuelle (Mendès France en 1955 pour donner en Algérie sa chance à l'intelligence contre les partisans du sang de l'armée continentale ou du sang du terrorisme nationaliste), c'était par défaut : Albert Camus n'a jamais joué la réforme contre la révolution, mais la réforme en attendant la révolution à laquelle, ces choses sont rarement dites, évidemment, il a toujours cru - pourvu qu'elle soit morale.
Comment comprendre, sinon, qu'il écrive dans L'Express, le 4 juin 1955, que l'idée de révolution, à laquelle il ne renonce pas en soi, retrouvera son sens quand elle aura cessé de soutenir le cynisme et l'opportunisme des totalitarismes du moment et qu'elle "réformera son matériel idéologique et abâtardi par un demi-siècle de compromissions et (que), pour finir, elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté" (t. III, p. 1020) - ce qui dans L'Homme révolté prend la forme d'une opposition entre socialisme césarien, celui de Sartre, et socialisme libertaire, le sien... Or, doit-on le souligner, la critique camusienne du socialisme césarien, Monsieur le Président, n'est pas la critique de tout le socialisme, loin s'en faut ! Ce socialisme libertaire a été passé sous silence par la droite, on la comprend, mais aussi par la gauche, déjà à cette époque toute à son aspiration à l'hégémonie d'un seul.
Dès lors, Monsieur le Président de la République, vous avez raison, Albert Camus mérite le Panthéon, même si le Panthéon est loin, très loin de Tipaza - la seule tombe qu'il aurait probablement échangée contre celle de Lourmarin... Mais si vous voulez que nous puissions croire à la sincérité de votre conversion à la grandeur de Camus, à l'efficacité de son exemplarité (n'est-ce pas la fonction républicaine du Panthéon ?), il vous faudra commencer par vous.
Donnez-nous en effet l'exemple en nous montrant que, comme le Camus qui mérite le Panthéon, vous préférez les instituteurs aux prêtres pour enseigner les valeurs ; que, comme Camus, vous ne croyez pas aux valeurs du marché faisant la loi ; que, comme Camus, vous ne méprisez ni les syndicalistes, ni le syndicalisme, ni les grèves, mais qu'au contraire vous comptez sur le syndicalisme pour incarner la vérité du politique ; que, comme Camus, vous n'entendez pas mener une politique d'ordre insoucieuse de justice et de liberté ; que, comme Camus, vous destinez l'action politique à l'amélioration des conditions de vie des plus petits, des humbles, des pauvres, des démunis, des oubliés, des sans-grade, des sans-voix ; que, comme Camus, vous inscrivez votre combat dans la logique du socialisme libertaire...
A défaut, excusez-moi, Monsieur le Président de la République, mais je ne croirai, avec cette annonce d'un Camus au Panthéon, qu'à un nouveau plan de communication de vos conseillers en image. Camus ne mérite pas ça. Montrez-nous donc que votre lecture du philosophe n'aura pas été opportuniste, autrement dit, qu'elle aura produit des effets dans votre vie, donc dans la nôtre. Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. Je vous certifie, Monsieur le Président, qu'en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l'origine d'une authentique révolution qui nous dispenserait d'en souhaiter une autre.
Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments respectueux et néanmoins libertaires.
Parti socialiste
Communiqué de Guillaume BACHELAY,
Secrétaire national à l'Industrie et aux NTIC
Pendant que le Gouvernement s'enferme dans ses certitudes,
la France s'enfonce dans la crise industrielle.
La production industrielle a, une nouvelle fois, fortement reculé en mars (-1,4%).
Ce chiffre contredit l'optimisme qu'affichent les ministres, à commencer par le premier d'entre eux.
La bourse repart peut-être à la hausse, mais certainement pas l'économie réelle. Les PME sont les plus touchées, et notamment les sous-traitants de l'industrie. Alors que la survie de ce tissu est essentielle pour la reprise, il n'a bénéficié d'aucune mesure de soutien digne de ce nom.
La France en paie le prix.
Les aides accordées aux banques dans la tourmente l'ont été sans contreparties effectives : loin d'œuvrer au redémarrage du financement de l'économie réelle en relançant l'accès au crédit, elles permettent aux établissements concernés de reconstituer leurs marges aujourd'hui pour afficher des bénéfices demain et verser des bonus aux dirigeants et les dividendes aux actionnaires après-demain.
La désindustrialisation n'est pas une fatalité. Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre enfin les mesures qu'impose la situation. Le Parti socialiste a fait de nombreuses propositions dans son plan de relance.
Il a notamment proposé la création d'un pôle public d'investissement industriel, financé massivement et mobilisable rapidement par les Régions, pour agir au plus près des besoins réels des entreprises et des salariés, là où les banques n'interviennent pas. C'est la condition d'une présence durable d'activités industrielles en France, fondée sur la formation et l'accompagnement des salariés, l'innovation et l'éco-conception des productions, les réseaux de compétences entre donneurs d'ordres et sous traitants, la revitalisation des territoires frappés par la crise.
Dans la pratique, ces contrats sont difficiles à mettre en œuvre dans une TPE (< 50 personnes), pourquoi ?
1/ l'accès à l'information et le décryptage des différentes formules proposées est difficile : CIE, CAE, CI-RMA, CTP, Contrats d'avenir, entreprises « gazelles », etc. tous susceptibles de changer à partir de juin 2009 avec l'avènement du RSA
2/ leur mise en place suppose la signature de conventions bi ou tripartites, paperasserie chronophage que le dirigeant de PME abhorre en général.
3/ des conditions d'applicabilités portant sur le secteur économique, le profil de l'entreprise recruteuse le profil et la situation sociale du collaborateur recruté, le type de contrat proposé telles que bien souvent l'entrepreneur constate qu'il ne pourra bénéficier de rien, et au final renonce.
4/ en supposant que l'on parvienne à identifier une formule applicable, les allègements correspondants représentent en général une fraction du SMIC pour des contrats plus ou moins précaires, largement insuffisant pour compenser le coût d'un emploi très qualifié ou d'un jeune ingénieur.
Bref, pas grand-chose d'incitatif.
Une proposition pour favoriser l'investissement, l'innovation, l'emploi et la croissance dans les PME & TPE.
Les activités de services (aux entreprises + aux particuliers) représentent environ 20% de la valeur ajoutée et 25% de l'emploi en France (6,5 millions de personnes).
Que peut bien signifier « investir » dans le monde des services ? Comment s'y matérialise un investissement ? Grosso modo, un investissement, c'est une dépense visant à assurer la croissance et la profitabilité future de l'entreprise. On investit pour vendre plus, ou pour dépenser moins en vendant autant, ou les deux.
Cas simple : comment vendre plus (sans croissance externe c'est-à-dire sans acquérir une autre société) ?
Pour vendre plus, il faut embaucher du monde, les former aux démarches ou aux produits de l'entreprise, les accompagner dans les premiers temps. Cela a un coût, celui du temps à y consacrer.
Pour être efficace dans cette approche de recrutement/formation/accompagnement, pour être plus efficace aussi en clientèle, mieux vaut disposer de supports papiers ou informatiques qui vont par exemple exprimer les étapes clés d'une démarche, constituer des supports de présentation, d'entretiens, de formations. L'élaboration de ces supports demande pas mal de travail de prise de recul, de réflexion, de synthèse, d'écriture. Et cela prend du temps, également. Et pendant ce temps là, on ne vend pas, on ne produit pas.
Donc, en résumé, investir pour une société de services c'est consacrer du temps homme à
1/ capitaliser son savoir-faire
2/ le transmettre à des nouveaux arrivants, qu'il faut recruter, afin de se démultiplier
3/ prospecter, chercher de nouveaux clients
Pour financer cela, pas d'emprunt possible à la banque en général. Pas d'achat de matériel (non soumis à la taxe professionnelle !), ce qui signifie que les nouvelles mesures Sarko ne servent à rien dans le monde des services.
Reste l'augmentation de capital mais pas facile de se résoudre à être dilué s'il s'agit d'actionnaires extérieurs.
Pourtant, une solution en auto-financement serait envisageable.
Prenons le cas simple d'une TPE se services de 10 personnes pour un CA annuel de 1 200 000 Euros. Sa contribution aux ASSEDIC sera de l'ordre de 45 à 50 000 € par an, soit environ 4 000 € par mois.
Cette somme représente à peu près le cout chargé d'une personne à temps plein, qui pourrait se consacrer à ces tâches de documentation, ou de prospection, évoquées plus haut. Bref il s'agit d'un capital humain consacré à du développement et à de la croissance.
Si donc une telle TPE pouvait déduire, soit de ses cotisations ASSEDIC, soit de son Impôt, les sommes consacrées à ces activités « de développement », eh bien tout d'abord elle créerait un emploi, puis elle créerait de la croissance. CQFD
C'est vertigineux de signer chaque mois ou chaque trimestre un chèque de plusieurs milliers d'euros, de ce dire qu'il part dans un puits (sans fond ?) nommé UNEDIC/ANPE et bientôt « Pôle emploi », alors qu'il y aurait tant de choses à faire tout de suite.
Le problème est bien là. L'idée, pas nouvelle, serait de pouvoir mobiliser directement la trésorerie disponible pour créer de la valeur au lieu de payer des charges.
Quelques mesures, simples en apparence, inciteraient les PME à créer ces emplois « de croissance ».
L'idée serait d'étendre la notion de crédit impôt-recherche à toute activité d'étude, de capitalisation, de développement, de promotion initiale de produits ou de prestations dits « de service ».
Par exemple, pouvoir déduire de l'IS ou des charges ASSEDIC une somme correspondant à cet investissement en capital humain. Ce pourraient être les 6 premiers mois de salaire brut chargé, finançant ainsi l'effort décrit précédemment.
Pour éviter tout abus il est toutefois indispensable de réguler un tel dispositif, de bien en définir ses limites, son assiette de clacul, et de conserver une dimension de risque pour l'entreprise. Par exemple cela pourrait être plafonné à 3 ou 4 fois le plafond de la sécurité sociale, être applicable à un accroissement de l'effectif de 10% (soit 1 nouvel emploi pour 10 existants), être remboursable toutalement ou partiellement, si le nouvel employé quitte l'entreprise trop rapidement (1 an ?) sans être remplacé, etc...
Trop simple, trop terrain pour mériter un effet d'annonce ?
Le Parti socialiste milite pour une réforme négociée des retraites, fondée sur la justice sociale, la solidarité intergénérationnelle, et la confiance retrouvée des générations actuelles de quadra et quinquagénaires. Il en va du contenu et de l’authenticité de notre contrat social.
La loi Fillon de 2003 a échoué. Elle n’a rien réglé sur le plan social. Elle n’a pas évité le déséquilibre financier puisque le premier déficit date de 2004, pour atteindre près de 5 milliards d’euros en 2007. La déconvenue de la réforme Fillon de 2003 s’explique par la contre-performance économique de la droite depuis 6 ans. Le pari de la croissance et du pouvoir d’achat n’est pas au rendez-vous.
Le pouvoir d’achat des retraites devient la question centrale ; 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic. 1 million de personnes retraitées connaissent la pauvreté. 620 000 relèvent du minimum vieillesse. On ne peut pas maintenir durablement des millions d’hommes et de femmes de plus de 60 ans au terme de leur activité professionnelle sous le niveau du Smic ou pire sous le seuil de pauvreté.
La baisse du taux de remplacement, liée à la précarité salariale, génère un risque de fragilisation des mécanismes solidaires de retraite. La Loi Fillon de 2003 se révèle particulièrement dangereuse et perverse, puisqu’elle sape les fondements mêmes de la confiance, notamment des jeunes générations, dans le système par répartition.
Nous souhaitons une véritable négociation avec les partenaires sociaux, pour faire aboutir une vraie réforme des retraites. Les partenaires sociaux ne peuvent être des alibis. Ils doivent être respectés et entendus à l’occasion d’une authentique négociation collective.
Nous sommes plus que jamais favorables au maintien et donc à l’amélioration d’un système de retraite par répartition solidaire, universel, fondée sur une démarche intergénérationnelle, juste et efficace, et une politique dynamique de l’emploi durable et correctement rémunéré.
Nous voulons une réforme qui permette l’amélioration pérenne du pouvoir d’achat de tous les retraités et d’abord des petites retraites, en particulier par la mise au point négociée d’un mécanisme à la fois actualisé et annualisé sur le taux réel de l’inflation. C’est une question de confiance et de justice.
La loi Fillon n’a pas tenu ses engagements sur trois autres points essentiels : le recul de la précarité salariale n’est pas au rendez-vous. L’amélioration du taux d’activité des salariés âgés de 55 à 60 ans n’a pas eu lieu. La question de la pénibilité des métiers et son corollaire, la profonde inégalité d’espérance de vie à 60 ans n’est pas traitée. Aussi, nous récusons, en l’état actuel, tout allongement de la durée de cotisations qui réduirait encore davantage la proportion des salariés parvenant dans l’avenir, à une retraite à taux plein et donc le taux de remplacement moyen, sans procurer de recettes supplémentaires pour le régime de base.
Alors que l’âge moyen de cessation d’activité ne dépasse pas 58 ans et 8 mois et que plus de 60 % des salariés de plus de 55 ans sont évincés du marché du travail, nous souhaitons :
- Le maintien d’une durée de cotisation de 40 ans
- L’amélioration sensible du taux d’activité des plus de 50 ans
- La préservation de l’accès à la retraite à 60 ans, conquête sociale majeure pour des millions de salariés. Il en va de la sauvegarde du niveau des pensions.
- La poursuite active des négociations sur la question de la pénibilité des métiers conformément aux engagements de la Loi Fillon. En cas d’échec de ces négociations, nous engagerions des consultations nécessaires avec les organisations syndicales.
- La proratisation du nombre d’années de référence pour le calcul des pensions en fonction du nombre d’annuités pleines pour les carrières incomplètes.
En termes de financement, nous préconisons :
Des élus socialistes, dont plusieurs partisans de Ségolène Royal, ont décidé de se lancer sans attendre dans la rénovation du parti, estimant que le
processus proposé par la direction "n'est pas à la hauteur de l'enjeu".
"Le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd'hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l'issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre", écrivent
dans un communiqué plusieurs élus du parti, dont les députés Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Christian Paul, Patrick Bloche, Patricia Adam, Christophe Caresche, le maire de Bondy
Gilbert Roger...
"Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d'idées floues, de vieilles recettes", ajoutent-ils, refusant "la tentation dominante" de l'immobilisme et
défendant "une transformation profonde" du parti.
Pour eux, "le processus proposé par la direction n'est pas à la hauteur de l'enjeu": "réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002", il risque d'amener aux "mêmes funestes
résultats" en 2012 qu'en 2007.
"C'est d'un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin", affirment-ils.
Pour ce faire, il faut que "tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une
énième sensibilité mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d'y répondre".
"Il faut changer de méthode pour changer le fond", a précisé à l'AFP Gaëtan Gorce, qui craint que le parti n'organise qu'un débat "personnalisé et instrumentalisé par les luttes de clans". Et si
la direction du parti ne lui "inspire pas confiance", il affirme qu'il ne s'agit en rien d'un procès de personne contre François Hollande, à qui il reproche d'être "la clef de voûte d'un système"
qui n'a pas de capacité à "changer rapidement".
Signez la pétition pour commencer la rénovation MAINTENANT ! >>> http://www.mesopinions.com/Renovation-du-PS---petition-pour-un-congres-anticipe-petition-petitions-2c973d79c206ad6767f33c71b7f40c58.html