La République plus forte que la mondialisation
par Arnaud Montebourg, préface d' Emmanuel Todd

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La République plus forte que la mondialisation
par Arnaud Montebourg, préface d' Emmanuel Todd

par Camille Landais & Thomas Piketty & Emmanuel Saez
La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l'accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches. Mais on en reste trop souvent, en la matière, à des énoncés aussi vagues que stériles. Ce livre innove en proposant une critique d'ensemble du système fiscal français. Il est accompagné d'un site Internet permettant à chacun d'évaluer les propositions des auteurs et de concevoir une réforme alternative : www.revolution-fiscale.fr.
Cet ouvrage démontre scientifiquement, pour la première fois, le caractère régressif de l'impôt dans notre pays (ce qui signifie que, tous prélèvements confondus, les taux d'imposition sont plus élevés pour les ménages les plus modestes et s'abaissent pour les plus riches). Pour cette raison, il fera date. Mais cette analyse au scalpel ne se contente pas de mettre au jour l'injustice du système. Elle plaide pour une révolution fiscale, chiffrée et opérationnelle, fondée sur trois principes : équité, progressivité réelle, démocratie. Ce livre contribue de manière décisive à l'édification d'une nouvelle critique sociale et se pose au centre du débat politique pour les années à venir.
En librairie le 27 janvier 2011.
Camille Landais, Thomas Piketty, Emmanuel Saez, Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle, La République des idées / Seuil, Paris, 01/2011, ISBN 978.2.02.103941.2, 11,50 €
Presque quinze années à lutter contre un système politique pris dans les cendres d’un bonapartisme exténué ; quinze années à tenter de transformer un système économique destructeur du travail des hommes, devant lequel tant se sont prosternés. Quinze ans dans une vie militante, c’est peu, mais dans une vie normale, c’est beaucoup. Les joies ont été rares et les victoires minces. Les lieux dans notre pays pour échanger des idées et partager quelques rêves n’existent pas assez, mais l’action politique, l’action de décider en commun, a été inventée pour cela. Elle est faite pour transformer le monde, surtout lorsqu’il est, comme aujourd’hui, difficilement respirable.
Ce livre conjugue les idées pour lesquelles je me suis engagé, les expériences concrètes, vivantes et actuelles du terrain, les témoignages humains de quelques échecs ou réussites, ainsi que la vision nouvelle des problèmes contemporains que je voudrais porter. Il propose un chemin différent pour la construction de notre futur pays. Ce ne sont là que des rêves de réformateur passionné, modestement assortis de moyens politiques pour les concrétiser. Des rêves éveillés, en quelque sorte.
Il présente 100 propositions inspirées par le désir d’innover et d’anticiper dans des domaines trop souvent inexplorés : étendre un nouveau modèle de capitalisme coopératif, mettre la finance au service du bien commun, assurer la mutation écologique de nos modes de vie, organiser le renouveau productif de la France, atténuer les conséquences de la dette, favoriser la démondialisation des économies, réorienter l’Union européenne, lutter contre la ségrégation territoriale, reconnaître et promouvoir la diversité, organiser une politique d’immigration juste et profitable pour tous, établir la VIe République.
Arnaud Montebourg
Et si Nicolas Sarkozy n’était qu’un Jacques Chirac en sueur ? À mi-mandat, on cherche encore la grande réforme. Au-delà d’une parole
effrénée empreinte de volontarisme, on cherche encore la fameuse rupture, la modernité promise, la gouvernance modeste et transparente annoncée.
Que sont devenus les marqueurs idéologiques du sarkozysme, le « travailler plus pour gagner plus » (impraticable), « la discrimination positive » (abandonnée), la « laïcité positive » (oubliée), la « réforme de la françafrique » (même pas essayée) ?
La plupart des réformes sont embourbées dans l’inévitable embouteillage législatif. Pour aboutir finalement à des mesures le plus souvent vidées de leur
substance.
Le contraste entre une parole politique forte et des résultats squelettiques risque de porter un coup sévère à la crédibilité du discours politique.
En fait de « retour du politique » revendiqué, nous avons un Président qui consomme comme aucun autre les études d’opinions qu’il commande à grands frais par le
biais de ces nouveaux Mazarin que sont les sondeurs et les publicitaires de son entourage. La concentration des pouvoirs à l’Élysée, le manque de déontologie du pouvoir dans les nominations et
quelques discours provocateurs, pourtant souvent non suivis d’effet, ont permis aux antisarkozystes pavloviens d’hurler à la menace contre la République ! Alain Badiou peut se demander « de quoi
Sarkozy est-il le nom », ses outrances antisarkozystes apposent en réalité le sceau de la réforme à ce qui ne sont finalement que de pâles copies des promesses de révolution du candidat
Sarkozy.
Sarkozy n’est ni le nom de la peste, ni celui de la barbarie… seulement celui de Nicolas. Il ne représente pas un danger pour la République, comme tant de
commentateurs ou d’opposants aimeraient le croire, pour la simple et bonne raison que Nicolas Sarkozy n’est qu’un Président banalement de droite, un libéral pas convaincu, un pragmatique
opportuniste dont le ton péremptoire n’a d’égal que sa capacité au revirement.
Nicolas Sarkozy n’est donc que le dernier Président du xxe siècle.
Une perte de temps pour la modernisation si nécessaire à la vie politique française.
par Thomas Legrand, journaliste politique, éditorialiste à France Inter
Débat sur l'identité française, fermeture de la jungle de Calais, bouclier fiscal, réforme de l'Université, juge d'instruction... la présidence de
Nicolas Sarkozy et son activisme ont suscité de nombreuses controverses et des débats trop vite écartés à cause du rythme des réformes.
L'association TerraNova a choisi de revenir en profondeur sur les principales orientations qui vont façonner la France de demain. Économistes, sociologues ou membres de l'administration, les spécialistes sollicités décryptent les politiques à l'œuvre. Véritable grille de lecture du sarkozysme, cet ouvrage engagé s'oppose et propose.
De nouveaux chapitres sont publiés régulièrement sur le site
Une dizaine de têtes chercheuses regroupées derrière le pseudonyme de Lorraine Data publient un brûlot sur la manipulation des statistiques par le gouvernement.
article complet sur www.lexpansion.com
Présentation de l'éditeur
Primaire : Comment sauver la gauche, est un livre à vocation pédagogique co-écrit par Olivier
FERRAND, Président de Terra Nova, et Arnaud MONTEBOURG, député de Saône-et-Loire et secrétaire national à la rénovation du Parti Socialiste. Il vise à alimenter le débat actuel sur la primaire en
vue de la consultation militante du PS du 1er octobre prochain.
Quatrième de couverture :
"La Gauche sombre chaque jour davantage dans les querelles intestines et les égoïsmes de clocher. Pour surmonter ces divisions, rien ne sert de condamner les ambitions personnelles ou d'appeler à
la vertu : la compétition pour le pouvoir n'est pas une anomalie de la vie politique, mais son moteur ordinaire. Le tout est de l'organiser démocratiquement pour qu'elle ne tourne pas à la guerre
permanente de tous contre tous.
Une procédure simple et ouverte s'impose aujourd'hui pour sortir de cette impasse : la primaire. Elle permettra aux hommes et femmes de gauche de désigner directement leur candidat à la prochaine
élection présidentielle, sur la base du projet politique qu'il défend. Elle portera avec elle un profond renouveau démocratique."